Une enquête publique sur le projet Urban Village s’est achevée le 7 octobre à Cournon d’Auvergne. François Rage, le maire de la commune a décidé de prendre position en défaveur de ce projet de construction de ce complexe sportif sur la plaine de Sarliève.
Le projet d’installation d’Urban Village a du plomb dans l’aile. Ce complexe sportif de 275.000 m² sur dix étages devait s’installer sur la plaine de Sarliève, près du Zénith d’Auvergne. Une enquête publique s’est tenue du 6 septembre au 7 octobre. Elle a récolté plus de 700 contributions, dont 650 opposées au projet.
Silencieux durant cette enquête, le maire de Cournon-d’Auvergne a décidé de prendre position à son tour contre ce projet. François Rage motive son positionnement par trois arguments principaux : le surdimensionnement du projet, le déséquilibre vis-à-vis du monde associatif et commercial ainsi que l’impact environnemental d’un tel aménagement.
Menace pour les équipements et clubs sportifs
« Cournon-d’Auvergne est suffisamment dotée en équipements publics sportifs avec 4 gymnases, 2 complexes sportifs, 1 parc municipal des sports, 1 plaine des jeux et 3 aires multi-sports en accès libre » indique François Rage dans son communiqué. De plus, ce projet fragiliserait les 45 associations sportives de la ville.
Risque de déséquilibre commercial
Le maire de Cournon indique que ce projet menacerait aussi le tissu commercial en centre-ville. La mairie portant un projet visant à accueillir de nombreux commerces. « L’installation de restaurants, d’hôtels et de magasins sur la plaine de Sarliève viendrait contrecarrer l’ambition de créer un lieu de centralité » poursuit François Rage.
Danger pour l’environnement
Le maire s’inquiète enfin de l’aspect environnemental : « L’objectif affiché d’un million de visiteurs par an correspond à un flux important de véhicules supplémentaires dans le secteur. De surcroît, une surface de plus de 10 hectares implique une consommation de foncier importante au regard des enjeux de limitation de l’artificialisation des sols ».
Le commissaire enquêteur doit rendre son rapport d’ici début décembre. François Rage aura alors deux mois pour statuer sur le permis de construire. D’ici là, le maire compte s’appuyer sur le futur plan local d’urbanisme de Clermont Métropole, mis en débat en décembre, pour s’accorder encore deux ans pour retoquer le projet en l’état.
Thomas Loret
