Jean-Pierre Pernaut, célèbre présentateur du 13h de TF1 est mort ce mercredi 2 mars. Les petits artisans n’ont de cesse de le remercier d’avoir mis en avant les métiers oubliés. Eric Mas, le dernier « galochier » de France, installé dans le Cantal, est de ceux-là. Depuis son passage dans le 13h de la Une, son atelier connait un vif succès.
Eric Mas, le dernier galochier de France, est installé à Marcolès dans le Cantal. Avant que TF1 lui consacre un reportage dans le « 13h de Pernaut » en 2019, il était loin de se douter des retombées. « Ça a mis un grand coup de boost sur notre petit atelier. En ligne, c’était l’explosion, on a eu des commandes de toute la France et de l’étranger » confie Eric Mas.

Bientôt deux nouvelles boutiques
Un reportage dont on lui parle encore. « En 2022, j’ai encore des gens qui viennent parce qu’ils m’ont vu au journal de Jean-Pierre Pernaut », poursuit Eric Mas. Les Galoches du Cantal qui ont presque doublé leur chiffre d’affaires. « Au démarrage il y a 10 ans, je vendais 300 paires par an. Aujourd’hui on est à 3.000 », se réjouit le galochetier.
Un coup de projecteur qui permet encore à l’entreprise de se développer. Les Galoches du Cantal vont ouvrir une nouvelle boutique à La Tour-d’Auvergne et à Paris en mai prochain. La petite entreprise comptera alors entre 6 et 8 salariés. « On ne sait pas encore combien de vente en plus on pourra faire », précise Eric Mas.

Des retombées pour tout un secteur
Les retombées ont été quasi immédiates. Il a fallu gérer l’afflux soudain de commandes. « Même le marchand de cuir avec qui je travaille n’était pas préparé à me fabriquer autant de peaux. Mais nous avons fait face », s’amuse le galochier. C’est donc tout un secteur économique qui a bénéficié de la notoriété du JT de Jean-Pierre Pernaut.
Merci, merci, merci, Monsieur Pernaut !
Jean-Pierre Pernaut aura ainsi contribué à aider à faire perdurer de nombreux savoir-faire, y compris en Auvergne. « Jean-Pierre Pernaut, c’est quelqu’un qui a aidé les petits artisans cachés dans les petites communes », affirme Eric Mas. « Je n’ai qu’une chose à dire à ce grand monsieur de la télé. Merci, merci, merci », conclu le galochier.
Thomas Loret
