Après le contrôle mené mercredi 6 mai sur le site du Zénith d’Auvergne à Cournon, le cirque Pinder répond aux accusations concernant notamment ses conditions de travail et d’hébergement.
Le cirque Pinder riposte. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, la direction se défend après un contrôle mené mercredi 6 mai sur le site du Zénith d’Auvergne à Cournon. Cette opération a mobilisé la police du Puy-de-Dôme, l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) et l’Urssaf alors que le chapiteau était en cours de montage.
Des démarches administratives en cours
Sur ses réseaux sociaux, la police du Puy-de-Dôme indique que la présence de 13 étrangers sans titre de travail, dont 6 en situation irrégulière, avait été constatée. Par ailleurs, des conditions d’hébergement qualifiées d’indignes avaient aussi été observées. Certains travailleurs étaient logés dans des camions qui servaient à l’origine de box pour animaux.
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Dans sa communication, le cirque Pinder dit souhaiter « apporter plusieurs précisions ». Concernant l’absence de titres de travail, la structure affirme que « nos équipes travaillent dans un cadre déclaré » et réfute toutes accusations de travail dissimulé. Par ailleurs, Pinder assure que « des démarches administratives concernant certains salariés étrangers sont actuellement en cours auprès des autorités compétentes ».
Une « volonté d’améliorer » les conditions d’hébergement
A propos des conditions d’hébergement indignes, Pinder affirme que « si certaines installations nécessitent aujourd’hui des améliorations, elles ne correspondent pas aux descriptions particulièrement choquantes qui ont pu être relayées. De nouvelles semi-remorques dortoirs, actuellement en fabrication, ont d’ailleurs été présentées lors du contrôle, témoignant de notre volonté d’améliorer progressivement les conditions d’accueil de nos équipes malgré des moyens extrêmement limités ».
Le cirque, qui a quitté les lieux sans donner les représentations prévues à Cournon, indique dans son communiqué que « ces annulations fragilisent fortement l’équilibre de notre tournée et touchent directement des familles, des artistes, techniciens et salariés investis dans le projet ». L’entreprise dit coopérer pleinement avec les autorités compétentes « afin que la situation puisse être examinée avec objectivité et sérénité ».
Thomas Loret
