Le ministre des Transports en visite à Clermont-Ferrand ce vendredi

Le ministre des Transports Philippe Tabarot est en visite en Auvergne ce vendredi. Un déplacement à nouveau consacré au train Clermont-Paris. Les attentes restent fortes autour de cette liaison ferroviaire jugée trop lente et trop peu fiable. Usagers et acteurs locaux espèrent enfin des annonces concrètes.

Philippe Tabarot est à Clermont-Ferrand ce vendredi 22 mai pour participer au comité de suivi de la ligne Clermont-Paris. C’est la septième visite ministérielle en 8 ans. À chaque fois, ces visites suscitent des attentes des usagers et des acteurs économiques locaux. Aujourd’hui, le temps de trajet en train entre Clermont et Paris reste au-dessus de 3 h 30. Difficile donc de voir les effets de 760 millions d’euros investis depuis 2018.

Arrivée des rames Oxygène fin 2027 ?

Le principal changement visible sera l’arrivée des rames Oxygène, destinées à remplacer les Corail en fin de vie après 50 ans de bon et loyaux services. C’est sur ce premier point que le ministre des Transports sera attendu. D’abord annoncée pour 2023, puis repoussées à 2025 après le Covid, ces 12 rames devraient entrer en service fin 2027. Reste à savoir si le ministre des transports confirmera ce calendrier.

Stéphanie Picard, porte-parole des usagers du train Clermont-Paris sur le programme en cours

« Jusqu’à fin 2027, il y a ce programme de régénération qui est en cours et puis le remplacement du matériel roulant dans sa totalité. Normalement, les premières rames vont circuler à partir de mars 2027. Et puis, la livraison va s’achever fin 2027. Donc, le parc total devrait être remplacé d’ici 2028 », précise Stéphanie Picard, porte-parole de l’association des Usagers du train Clermont-Paris.

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Quelles investissements après 2028 ?

L’autre point sur lequel Philippe Tabarot est attendu concerne la suite des investissements prévus sur cette ligne à partir de 2028. Au-delà de la première phase qui visait à fiabiliser la ligne, l’étape suivante viserait à améliorer le temps de trajet dans l’espoir de se rapprocher des 2 h 45, voire 2 h 30. À un an de l’élection présidentielle, le Ministre vient-il en Auvergne avec des mesures concrètes ?

Stéphanie Picard, porte-parole des usagers du train Clermont-Paris sur les ambitions du gouvernement pour 2028

C’est sans doute ce point qui suscite à la fois le plus d’espoirs et de craintes. « Est-ce qu’on va se contenter d’une fiabilisation du temps de parcours ou d’une réduction significative ? Nous, on attend vraiment une réduction très significative du temps de parcours. Notre slogan, c’est : « 2h30, c’est pourtant possible ». Voilà, l’ambition qu’on souhaiterait pour cette ligne », ajoute Stéphanie Picard.

Thomas Loret

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