Après une semaine de grève dans les transports en commun clermontois, le maire de Clermont-Ferrand Julien Bony sort de son silence et appelle les différents acteurs du conflit à prendre leurs responsabilités.
Il a gardé le silence pendant une semaine. Le maire de Clermont-Ferrand est sorti de sa réserve dans un post publié sur ses réseaux sociaux ce lundi 7 septembre. « Une semaine de grève : ça suffit ! », affirme Julien Bony en préambule. L’édile clermontois appelle « la direction de T2C, les salariés et le SMTC à reprendre sans délai le dialogue et à faire preuve de responsabilité ».
Protéger les usagers sans alternative
L’édile clermontois demande notamment à ne plus prendre les usagers des transports en commun en otage. « Ce sont d’abord celles et ceux qui n’ont aucune alternative qui paient le prix fort : ceux qui dépendent du bus ou du tram pour aller travailler, se rendre à l’école, se soigner ou simplement se déplacer. Ce sont eux que nous devons protéger en priorité », écrit Julien Bony.
Le maire de Clermont-Ferrand souhaite par ailleurs que toute la lumière soit faite sur la situation financière de la T2C : « Les nouveaux élus ne sont pas responsables des dérives passées. Une étude indépendante sur la trajectoire financière de T2C, commandée avant notre arrivée, doit être rendue publique afin que chacun puisse connaître la réalité de la situation ».
La grève reconduite demain mardi
Enfin, Julien Bony demande qu’un geste commercial significatif soit accordé aux abonnés ayant été privés de service. « Dans cette situation qui s’enlise, l’intérêt général doit primer. Et les plus fragiles doivent être notre première préoccupation », conclut-il. De son côté, l’intersyndicale a voté ce matin la poursuite de la grève pour la journée du mardi 8 septembre.
Thomas Loret
