Pendant neuf jours, la grève à la T2C a fortement dopé la fréquentation des C.vélo à Clermont-Ferrand. Le service a été largement sollicité, confirmant son utilité, mais révélant aussi les limites du réseau.
Après 9 jours de grèves à la T2C, les transports en commun clermontois ont repris du service ce jeudi 10 septembre. Ces derniers jours, bon nombre d’usagers se sont reportés sur les C.vélo, quand ils étaient disponibles. Les vélos en libre-service ont été pris d’assaut, avec environ 7 000 courses quotidiennes, contre 2 000 à 3 000 courses par jour en temps normal.
L’équilibre entre stations en question
Le service a une nouvelle fois démontré son utilité, mais aussi ses limites. Les 900 vélos, répartis sur 89 stations, n’étaient pas toujours là où les usagers en avaient le plus besoin. Beaucoup de stations, notamment du centre-ville, étaient rapidement vides aux heures de pointe. À l’inverse, d’autres stations étaient pleines et ne permettaient pas de raccrocher son vélo à la fin du trajet.

Des vélos impossibles à décrocher
Par ailleurs, il n’était pas rare de trouver quelques vélos bloqués dans leurs arceaux, témoignant d’un entretien défaillant de certaines stations. Une situation d’autant plus frustrante quand les deux-roues se font rares. Ces engins rouges et blancs auraient, en effet, rapidement trouvé preneur. Malgré tout, les C.vélo ont permis à plusieurs miliers de clermontois de se déplacer durant la grève des transports.
Thomas Loret
